Repubblica Democratica del Congo

Rwanda : le parquet va faire appel de l’acquittement de Diane Rwigara

Congo Tribune - 58 min 18 sec fa

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Le procureur général du Rwanda, Jean Bosco Mutangana, a annoncé mercredi à la presse qu’il allait faire appel de l’acquittement de l’opposante Diane Rwigara et de sa mère pour incitation à l’insurrection.

« L’accusation n’est pas satisfaite du jugement et nous avons décidé d’interjeter appel dans les prochains jours », a déclaré Jean Bosco Mutangana lors d’une conférence de presse. « Nous avons eu le temps de lire attentivement le verdict de la Haute Cour dans le dossier Rwigara, et nous avons décidé d’aller de l’avant et de faire appel. Nous pensons que les preuves que nous avons présentées devant la Haute Cour n’ont pas été complètement prises en compte », a-t-il justifié.

>>> À LIRE – Rwanda : l’opposante Diane Rwigara et sa mère acquittées par la Haute Cour de Kigali

Début décembre, Diane Rwigara, critique du président Paul Kagame, avait été acquittée d’incitation à l’insurrection et falsification de documents – des charges qui lui ont valu d’être emprisonnée pendant plus d’un an. Sa mère Adeline et quatre co-accusés avaient également été acquittés. Ils sont tous concernés par l’appel du procureur général.

Critiques de gouvernements occidentaux

En première instance, le tribunal a estimé que les critiques de Diane Rwigara contre le gouvernement ne constituaient pas une « incitation à l’insurrection », car elles s’inscrivent dans le cadre de son droit à la liberté d’expression garantie par la Constitution rwandaise et les lois internationales. Pour les juges, l’accusation n’avait pas non plus prouvé que Mme Rwigara avait falsifié des signatures de partisans dans le dossier présenté à la commission électorale en vue de sa participation à la présidentielle de 2017.

Le rejet de cette candidature avait été critiqué par des gouvernements occidentaux et des groupes de défense des droits de l’homme. Diane Rwigara est la fille d’Assinapol Rwigara, un important entrepreneur rwandais qui avait, dans les années 1990, largement financé le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame. L’opposante avait pris ses distances avec le FPR après le décès de son père en février 2015, dans un accident de la route, selon la police. Elle avait contesté cette version et dénoncé un « assassinat ».

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Budget 2019 : le Sénégal adopte un budget de 4 000 milliards de F CFA

Congo Tribune - 58 min 37 sec fa

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Le Parlement sénégalais a voté le 8 décembre la loi de Finances 2019 du pays qui s’élève à 4 000 milliards de F CFA. Dans ses grandes orientations, ce texte s’inscrit dans le sillage du plan Sénégal émergent (PSE), non sans une inclination fortement sociale en cette veille d’élection présentielle.

À l’issue d’un marathon budgétaire de plusieurs jours, la loi de Finances 2019 arrêtée à un peu plus de 4 000 milliards de F CFA (6,1 milliards d’euros), a été adoptée le 8 décembre dernier par la représentation nationale sénégalaise. Elle excède de 297,1 milliards de F CFA, soit +8%, celle de 2018 (3 709 milliards de F CFA).

Dans un contexte préélectoral, la présidentielle se tiendra en février prochain, le gouvernement a présenté un budget tourné « vers des projets économiquement rentables et socialement utiles », a indiqué Amadou Ba, le ministre de l’Économie et des Finances.

>>> À LIRE – [Décryptage] Sénégal : l’émergence en question

Poursuite des projets et des programmes du plan Sénégal émergent (PSE) et consolidation des performances économiques réalisées par le pays ces dernières années, restent les principales orientations de ce budget 2019. Le chef de l’État en avait donné le ton en octobre dernier lors des débats précédant son adoption en Conseil des ministres. À l’instar de 2018, décrétée « année sociale » par le gouvernement, la mise en œuvre des grands projets sociaux sera intensifiée, selon le ministre sénégalais.

Le volet social au premier plan

C’est le cas des programmes visant la mise en place de filets sociaux (bourses de sécurité familiale), la couverture maladie universelle (CMU), le programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), l’amélioration de l’alimentation en eau potable de Dakar (PSDAK), le désenclavement et la modernisation des zones frontalières (PUMA), l’aménagement du cadre de vie en milieu urbain (Promovilles).

La lutte contre le chômage massif des jeunes et des femmes, déclarée comme étant une des principales priorités du gouvernement, un fonds récemment lancé et dédié à entrepreneuriat rapide pour les jeunes et les femmes a été abondé à hauteur de plus d’une trentaine de milliards de F CFA.

>>> À LIRE – Sénégal : le chômage, une bombe à désamorcer

Autres caractéristiques de ce budget, les dépenses consacrées aux personnels ont enregistré un bond de 375,3 milliards de F CFA, traduisant dans une certaine mesure les engagements pris par le gouvernement vis-à-vis de ses partenaires sociaux de la justice, de l’enseignement, de la santé, etc. Les dépenses en capital ont également connu une hausse, s’établissant à 440,7 milliards de F CFA. Les investissements vont absorber un montant de plus de 1 400 milliards de F CFA.

Un taux de croissance estimé à 6,8% en 2019

Si le déficit budgétaire est projeté à 3%, le taux d’endettement public est lui attendu autour de 45% du PIB. Dans ce budget, le premier poste des dépenses reste le service de la dette publique avec 863,17 milliards de F CFA. Le gouvernement est régulièrement critiqué par ses opposants et certains observateurs sur son rythme d’endettement. Quant au taux de croissance, il est projeté à 6,8% en 2019, selon le gouvernement.

Lancé en février 2014, le PSE a bouclé sa première phase d’existence. Pour financer la mise en œuvre de son second volet, le gouvernement sénégalais va rencontrer les bailleurs internationaux les 17 et 18 décembre à Paris avec comme objectif de lever 2850 milliards de F CFA.

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Guinée : Sidya Touré s’explique sur les raisons de sa démission du poste de Haut représentant d’Alpha Condé

Congo Tribune - 1 ora 14 min fa

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Nommé Haut représentant d’Alpha Condé au lendemain de la présidentielle de 2015, l’opposant Sidya Touré a rendu sa démission le 11 décembre. S’il affirme avoir pris sa décision à défaut de pouvoir faire avancer les dossiers qui lui tenaient à cœur, l’entourage présidentiel évoque plutôt un calcul politicien.

« Pendant trois ans, je me suis échiné dans des domaines importants comme l’agriculture, l’éducation, la santé, l’énergie… Rien n’a abouti. L’organisation de l’État, telle qu’elle est aujourd’hui, relève de l’informel. Il n’y a aucune structure sur laquelle s’appuyer pour bâtir un dossier solide que l’on peut amener à son terme ». Après trois années passées comme Haut représentant du chef de l’État, Sidya Touré a rendu son tablier, le mardi 11 décembre.

Sans salaire, ni budget

Dans la soirée, alors qu’une foule de militants de l’Union des forces républicaines (UFR, le parti qu’il dirige) se massait dans la cour de son domicile, dans le quartier Minière, à Dixinn, Sidya Touré affichait une attitude sereine. Enchaînant coups de téléphone aux médias et rendez-vous avec les cadres de l’UFR, il prend le temps d’expliquer une décision qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre.

>>> À LIRE – Guinée : fin de la trêve entre le Premier ministre Kassory Fofana et le syndicaliste Aboubacar Soumah

L’ancien Premier ministre affirme avoir œuvré pendant trois ans comme Haut représentant sans salaire, ni budget, pour « garder (sa) liberté de chef de parti ». Il assure notamment s’être « battu pour que les recettes minières servent à lancer des projets agricoles sérieux, comme cela a été fait dans les autres pays de la sous-région, en Côte d’Ivoire, ou au Mali, qui a fait 750 000 tonnes de coton cette année, alors qu’on en est à 2 000. Si vous ne parvenez pas à investir dans ce secteur, vous ne toucherez pas l’essentiel des Guinéens ».

Sur l’énergie, Sidya Touré déplore « des investissements de deux milliards et demi de dollars dans des barrages hydroélectriques et des centrales thermiques qui n’ont jamais fonctionné depuis huit ou neuf ans ». Il estime en outre que « lorsque l’on en aura fini, pas plus de 10 % des Guinéens auront effectivement accès à l’électricité ».

L’entourage d’Alpha Condé l’accuse de calculs politiques

Des déclarations « populistes », accuse un conseiller d’Alpha Condé, qui assure au contraire que nombre des conseils prodigués par Sidya Touré ont été pris en compte par le chef de l’État, en particulier dans le domaine agricole, dans la promotion de la culture du café et de l’anacarde notamment. Mais, « on ne peut pas développer l’agriculture avant de construire des routes pour désenclaver les zones de production », juge notre source.

Sidya Touré se positionne en alternative pour ceux qui ne se retrouvent ni dans la mouvance présidentielle, ni dans l’opposition incarnée par Cellou Dalein Diallo

Quant aux critiques sur la stratégie d’investissement dans le domaine de l’énergie, le conseiller rétorque que les autorités guinéennes ont « opté pour le long terme ». « Les régions de la Haute-Guinée et de la Guinée forestière sont dans un projet d’interconnexion sous-régional, avec la construction de deux lignes électriques à haute tension dont l’une partira de la Côte d’Ivoire pour la Guinée, en traversant le Liberia et la Sierra Leone. Et l’autre traversera le sud de la Guinée pour rejoindre le Mali », détaille le conseiller.

Pour lui, le geste de Sidya Touré est plutôt à lire comme un calcul politique dans la perspective de la présidentielle de 2020 et des législatives prévues en 2019. « Sidya Touré se positionne en alternative pour les électeurs qui ne se retrouvent ni dans la mouvance présidentielle, ni dans l’opposition incarnée par Cellou Dalein Diallo », juge cette source proche d’Alpha Condé. Le désormais ex-Haut représentant d’Alpha Condé a d’ailleurs d’ores et déjà annoncé qu’une liste de l’UFR sera présentée lors des prochaines législatives.

>>> À LIRE – Guinée : l’installation des conseils municipaux suscite la colère de l’opposition

La conséquence de l’échec de l’alliance UFR-RPG

Dans l’entourage du président Alpha Condé, la démission de Sidya Touré est également vue comme la conséquence de l’échec de l’alliance entre le RPG Arc-en-ciel (au pouvoir) et l’Union des forces républicaines (UFR) lors des élections communales du 4 février dernier.  Un autre élément qui a pesé dans la balance : les relations difficiles qu’entretenaient Sidya Touré avec le Premier ministre, Kassory Fofana, et le ministre d’État conseiller spécial d’Alpha Condé et ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara.

Sidya Touré ne nie pas l’aspect politique de sa décision. Au contraire. « Les élections communales de cette année ont achevé de me convaincre qu’il n’y avait pas de possibilité de faire quelque changement que ce soit », assène l’ancien Premier ministre. « Je ne travaille pas là-bas, je ne suis pas payé pour cela, je n’ai pas de budget… Je l’ai fait parce que je voulais bien le faire. Mais cela risquait de compromettre mon discours et de me rendre comptable des choses auxquelles je ne participe pas », insiste-t-il.

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Didier Reynders : « Il faudra avoir un débat pour quels types d’objets culturels il peut y avoir une restitution physique »

Congo Tribune - 2 ore 36 min fa

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Didier Reynders, le vice-premier ministre belge chargé des Affaires étrangères, a évoqué samedi 8 décembre dernier une « nouvelle relation entre le continent européen et le continent africain », à l’occasion de la réouverture du musée de Tervuren à Bruxelles. Concernant les objets d’arts pris en Afrique, l’homme d’Etat belge a parlé d’un certain nombre des formules possibles en vue de leur restitution.

« Ça va de la restitution physique : il faudra avoir un débat lorsque les demandes sont formulées de la part d’un certain nombre de partenaires africains, voir dans quelles conditions, et pour quels types d’objets il peut y avoir une restitution physique », a notamment déclaré Didier Reynders.

Le vice-premier ministre belge a également fait allusion aux échanges qui peuvent exister entre les deux continents, surtout la collaboration entre le musée de Tervuren et les musées africains. « Il y a d’autres musées qui vont s’ouvrir en Afrique », a-t-il ajouté.  

Concernant la réouverture même du musée de Tervuren où sont entreposés des objets ethnographiques ou des restes humains en provenance d’Afrique, Didier Reynders la place dans la logique de sa modernisation. « On avait un outil assez vétuste. On a mis cinq ans à le moderniser, et à permettre que l’on présente des collections dans des meilleures conditions », a-t-il précisé.

Interrogé sur l’équilibre des relations entre l’Afrique et l’Europe, et entre la Belgique et l’Afrique centrale, le vice-ministre belge a affirmé que les dirigeants belges vont « regarder ces relations avec le même regard qu’ont tous les pays européens avec les régions d’Afrique dans lesquelles ils ont eu une influence, et parfois un passé colonial ».

Didier Reynders s’entretient avec Denise Maheho.

 

 

Bunia : ouverture du festival des arts Bunia Muzuri L’artiste Toussei Midy parle de préparatifs de son «Tshubu Tshubu»

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Cameroun : une élection à la présidence de la Fécafoot sous haute tension

Congo Tribune - 3 ore 9 min fa

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Mercredi 12 décembre, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) connaîtra le nom de son nouveau président. Parmi les sept candidats, deux favoris ressortent : Joseph-Antoine Bell et Mbombo Seidou Njoya.

Les temps sont durs pour le Cameroun. La Confédération africaine de football (CAF) lui a retiré le 30 novembre dernier l’organisation de la CAN 2019 (15 juin-13 juillet) pour lui confier celle de 2021 ; en conséquence, les Lions Indomptables devront désormais obtenir leur qualification pour la phase finale en mars prochain face aux Comores – lesquelles veulent que leur adversaire soit disqualifié, au nom du règlement de la compétition ; et l’élection à la présidence de la Fécafoot se déroule dans un climat tendu. L’instance faîtière traverse depuis 2013 une crise profonde, à tel point que la FIFA a imposé la nomination d’un comité de normalisation de 2013 à 2015, puis depuis 2017, après l’invalidation de l’élection de Tombi A Roko.

>>> À LIRE – Cameroun : la Fifa confirme l’invalidité de l’élection de Tombi A Roko à la présidence de la Fécafoot

Depuis le mardi 11 décembre et jusqu’au vote du lendemain, les sept candidats (Joseph-Antoine Bell, Mbombo Seidou Njoya, Emmanuel Maboang, Franck Happi, Daniel Mongué, Hervé Tchinda et Emmanuel Bissong) défendent leur programme, sous réserve de désistements ou de ralliements – Robert Penne a par ailleurs vu sa candidature repoussé avant l’Assemblée générale (AG). Le collège électoral, qui comprend normalement 91 membres, sera finalement moins important, puisque les mandats de plusieurs délégués n’ont pas été validés.

Samuel Eto’o choisit Njoya face à Bell

Depuis quelques jours, le ton est monté par médias interposés entre Joseph-Antoine Bell et Samuel Eto’o, qui soutient Mbombo Seidou Njoya, le fils du sultan des Bamouns, Ibrahim Mbombo Njoya. Bell appelle l’ancien capitaine des Lions Indomptables « mon fils », quand le second donne du « papa » à l’ex-gardien de but de la sélection nationale. Et l’influent attaquant de Qatar SC a également laissé entendre que Yaoundé ne voulait pas de Bell à la tête de la fédération – une déclaration supposant que le palais présidentiel pencherait pour le Njoya, dont le père fut le ministre de l’Éducation nationale de Paul Biya.

Eto’o a divulgué la teneur d’une conversation qu’il avait eu avec Bell, dans laquelle ce dernier négociait un poste de Directeur technique national

Évidemment, Joseph-Antoine Bell n’a pas tardé à réagir, expliquant qu’Eto’o se mêlait d’un peu trop près des affaires de la Fécafoot. Eto’o a ensuite divulgué sur son compte Instagram la teneur d’une conversation qu’il avait eu avec Bell, dans laquelle ce dernier négociait un poste de Directeur technique national (DTN) au cas où Mbombo Seidou Njoya devait prendre les commandes de la Fécafoot. Njoya n’est pas un inconnu dans le milieu du football camerounais, puisqu’il fut notamment vice-président de la Fécafoot sous le mandat de Mohamed Iya, directeur de cabinet d’Issa Hayatou à la CAF, président du club Fédéral du Noun, et qu’il a également piloté le bureau Fifa à Yaoundé.

L’émergence d’une troisième voie ?

Joseph-Antoine Bell, soutenu par d’anciens internationaux tels Roger Milla ou Eugène Ekéké, n’est pas candidat pour la première fois à la présidence de la fédération, comme il l’a rappelé à Eto’o. « Il y a au Cameroun des gens qui estiment que Samuel Eto’o s’est trop impliqué dans la campagne présidentielle et la réélection de Paul Biya. Il y a une forme de rejet. Et même s’il n’y a pas forcément une énorme empathie pour Bell, certains préféreraient que ce soit lui qui soit élu. Car tout le monde a bien compris que si Mbomo Seidou est élu, Eto’o dirigera beaucoup de choses », explique un proche du dossier.

Une seconde source confirme : « Eto’o est très proche de Me Dieudonné Happi, qui présidait le dernier comité de normalisation. L’avocat a défendu Eto’o dans plusieurs affaires. Et un de ses fils (Wilfried) gère les intérêts du joueur. Il faut aussi rappeler qu’Eto’o a largement favorisé la nomination de Clarence Seedorf au poste de sélectionneur national. Inutile de vous préciser que Dieudonné Happi, qui gère cette élection, a choisi son camp. »

>>> À LIRE – Cameroun – Football : Clarence Seedorf, un profil qui continue d’interroger

Cette attitude a provoqué la colère de Justin Tadouh, le président du Bamboutos football club de Mbouda, qui a préféré claquer la porte de l’AG, refusant d’être manipulé par les soutiens de Mbombo Seidou Njoya. Dans cette atmosphère pesante, l’enjeu de cette élection n’a échappé à personne. Le football camerounais n’a pas d’autre alternative que de sortir de cette crise profonde qui le mine depuis plus de cinq ans.

« Bell semble être celui qui dispose de meilleurs arguments pour réussir cette mission, car il est rigoureux et il connaît bien le milieu du foot camerounais – même si Eto’o conserve une certaine cote de popularité au Cameroun, malgré sa manie de vouloir se mêler de tout. Alors, il n’est pas interdit de penser à une troisième hypothèse, avec l’élection d’un candidat plus neutre, qui n’appartient pas à un camp », explique un journaliste. Le football camerounais n’est plus à une surprise près…

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RDC : la libéralisation des assurances annoncée pour mars 2019

Congo Tribune - 3 ore 9 min fa

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Pourtant promulguée avec enthousiasme en mars 2015, la libéralisation du secteur des assurances n’est toujours pas effective en RD Congo. Et la Société nationale d’assurances (Sonas) conserve pour l’instant le monopole de fait qu’elle détient depuis 1966.

Les milieux d’affaires locaux peuvent bien s’impatienter, l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (Arca), mise en place en 2016, semble vouloir prendre toutes les précautions nécessaires pour la réussite de cette opération. « C’est un dossier très politique, confirme un technicien de l’Autorité. Il ne s’agit pas de répéter les erreurs de la libéralisation bancaire ».

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E-commerce : Maurice n°1 d’une Afrique à la traîne

Congo Tribune - 3 ore 9 min fa

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21 millions d’Africains ont acheté en ligne l’an dernier, ce qui représente moins de 2 % du total mondial. Le continent reste donc largement en retrait de ce nouveau mode de consommation, qui connaît pourtant une croissance régulière depuis 2014.

Il y a plusieurs façons d’interpréter le classement 2018 de l’Afrique dans l’Indice du commerce électronique d’entreprise à consommateur (B2C) dans 151 pays, publié le 10 décembre par la Conférence des Nations-unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

>>> À LIRE : Commerce : la Cnuced dénonce « les illusions du libre-échange »

Les optimistes retiendront que, depuis 2014, le nombre d’acheteurs en ligne a bondi de 18 % par an en Afrique, contre 12 % en moyenne au niveau mondial. Les pessimistes souligneront le retard du continent : 9 des 44 pays africains étudiés figurent parmi les 10 derniers du classement. En Europe, 68 % des internautes ont acheté en ligne en 2017, mais seulement 13 % en Afrique où la moitié des acheteurs étaient concentrée dans trois pays : le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya.

E-Commerce en Afrique
Infogram

Le pays du continent le mieux préparé au commerce électronique est Maurice, le second le Nigeria et le troisième l’Afrique du sud respectivement 55e, 75e et 77e d’un classement mondial dominé par les Pays-Bas, Singapour et la Suisse.

Niveau de richesse

La cause de ce retard africain est d’abord son niveau de richesse. On trouve encore dans les dix premiers la Tunisie, le Maroc, le Ghana, le Kenya, l’Ouganda, le Botswana et le Cameroun, qui ne sont pas parmi les pays plus défavorisés. En revanche, la queue du peloton est occupée par Haïti, la Sierra Leone, le Liberia, le Congo, les Comores, le Burundi, la RDC, la Guinée, le Tchad et le Niger qui affichent un faible indice de développement humain.

Il faut avoir un ordinateur, une connexion internet, un compte en banque ou de l’argent liquide pour commander un produit sur internet. Il faut aussi être sûr que les services postaux sont assez fiables pour livrer le bien commandé en temps et en heure.

Mukhisa Kituyi, secrétaire général de la Cnuced, a déclaré : « L’Afrique n’est pas aussi bien préparée à l’économie numérique et à profiter de ses avantages que le reste du monde. Les trois quarts de sa population n’ont pas encore commencé à utiliser internet ». 21 millions d’Africains ont acheté en ligne l’an dernier, ce qui représente moins de 2 % du total mondial. Peut beaucoup mieux faire.

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Côte d’Ivoire :  » Libre  » de Laurent Gbagbo, une vérité partiale, polémique mais utile

Congo Tribune - 3 ore 11 min fa

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Alors que les juges de la CPI sont en train d’étudier sa demande de non-lieu, l’ancien président ivoirien publie jeudi 13 décembre un livre d’entretien avec le journaliste français François Mattei. Il y livre sa version de ses années de présidence et de détention.

Libre, il ne l’est pas encore. Mais c’est à un moment crucial que Laurent Gbagbo publie avec le journaliste français François Mattei Libre. Pour la vérité et la justice (éditions Max Milo) dont Jeune Afrique publie les bonnes feuilles. Jeudi 13 décembre, jour de la sortie de l’ouvrage, la Cour pénale internationale (CPI) se réunira à huis clos pour statuer sur la dernière demande de libération provisoire de l’ancien président. Plus encore, près de trois ans et demi après son procès, l’ancien président ivoirien espère être blanchi. Début octobre, ses avocats ont en effet défendu leur demande de non-lieu, plaidant que le dossier de l’accusation était « vide ».

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RDC : au moins deux morts lors de heurts entre partisans de Martin Fayulu et policiers à Lubumbashi

Congo Tribune - 3 ore 41 min fa

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Au moins deux personnes ont été tuées mardi dans des heurts entre partisans du candidat de la coalition Lamuka et la police à Lubumbashi. Martin Fayulu, en campagne dans le fief de Joesph Kabila, a accusé les forces de police d’avoir tiré à balles réelles.

Les bilans sont contradictoires. L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACaj), dans un bilan encore provisoire, évoque deux morts, « un policier grièvement blessé » dans un état critique et « 43 blessés, dont 15 par balle ». La police fait état de onze policiers et deux civils blessés dans des heurts avec des partisans du candidat d’opposition Martin Fayulu en campagne, mardi 11 décembre, à Lubumbashi. La coalition Lamuka, qui soutient Martin Fayulu, fait pour sa part état de « cinq à six morts ».

Des tirs à « balles réelles » ?

La police a tiré pour disperser plusieurs centaines de personnes avant l’arrivée du candidat pour une réunion publique. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés, mais Martin Fayulu a accusé sur Twitter la police d’avoir tiré à « balles réelles ».

>>> À LIRE – Présidentielle en RDC : Martin Fayulu, le soldat enfin connu

Plus tôt dans la journée, des partisans de Martin Fayulu avaient été dispersés à coups de gaz lacrymogène et par des jets d’eau chaude pendant qu’ils attendaient leur candidat près de l’aéroport de Lubumbashi.

A t-on encore besoin de preuve de la barbarie du régime de Mr Kabila? Il peut tout faire, mais il est déjà vaincu. pic.twitter.com/qEA7yqzc8O

— Martin Fayulu (@MartinFayulu) December 11, 2018

27 opposants pro-Fayulu arrêtés

L’Acaj fait état de 27 opposants pro-Fayulu arrêtés et de cinq véhicules incendiés dont deux de la police. « Ils nous ont imposé un itinéraire », a déclaré sur Twitter le candidat affirmant que cet itinéraire les avait empêchés d’« arriver sur les lieux du meeting ».

« Ils nous ont dirigé vers la résidence de papa Kyungu », a-t-il ajouté, en référence au nom du chef de l’opposition locale. Un des principaux soutiens de Martin Fayulu est l’ex-gouverneur du Katanga et homme fort de Lubumbashi, Moïse Katumbi, en exil en Belgique.

Lubumbashi est aussi le fief du président sortant Joseph Kabila, où son « dauphin », le candidat de la majorité Emmanuel Ramazani Shadary, avait commencé sans encombre sa campagne le 26 novembre. Dimanche, Martin Fayulu a affirmé qu’il n’avait pas pu se rendre à Kindu (nord-est) en raison d’affrontements entre ses partisans et des personnes se réclamant de la majorité. Kindu est le chef-lieu de la province du Maniema d’où est originaire le candidat du pouvoir.

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Laurent Gbagbo : de la présidence à la prison, les extraits en exclusivité de son livre

Congo Tribune - 4 ore 21 min fa

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Alors que Laurent Gbagbo espère obtenir un non-lieu devant la CPI, il revient dans un livre d’entretiens à paraître le 13 décembre sur ses années de pouvoir (2002-2010). Extraits de cet ouvrage, intitulé « Libre. Pour la vérité et la justice ».

Régulièrement, depuis 2012, le journaliste français François Mattei s’est rendu au pénitencier de Scheveningen pour y rencontrer Laurent Gbagbo. Pendant de longues heures, l’ancien président ivoirien, arrêté en 2011 au terme de la crise post-électorale ivoirienne, lui a raconté ses années au pouvoir, de 2002 à 2010. Le livre Libre. Pour la vérité et la justice (éditions Max Milo) publié ce jeudi 13 décembre, version augmentée et actualisée d’un précédent ouvrage paru en 2014, dont Jeune Afrique livre ici les bonnes feuilles, est le récit de ces entretiens. Les rares que le prisonnier le plus célèbre de la CPI a donné.

Convaincu qu’il a été victime d’un piège de la France, l’ancien président dresse un portrait sans concession des présidents français qui se sont succédé pendant sa présidence. Il livre sa version, par définition singulière et partiale, des épisodes les plus marquants et les plus tendus de sa présidence, des accords de Kléber-Marcoussis en 2003, au bombardement de Bouaké en 2004, jusqu’à son arrestation dans la résidence présidentielle en 2011, puis son transfert à la Cour pénale internationale.

Jugé depuis près de trois ans pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, il publie ce livre à un moment charnière. Laurent Gbagbo attend en effet le délibéré des juges de la CPI sur sa demande de non-lieu mais aussi la réponse, le 12 décembre, à sa demande de libération provisoire, sur laquelle il compte plus que jamais.

« Il n’est pas indispensable d’être président pour faire de la politique »

Mi-octobre, Laurent Gbagbo était en pleine audience de non-lieu devant la CPI. Plus de deux ans et demi après le début du procès et alors que les 82 témoins de l’accusation ont été entendus, les avocats de l’ancien président ivoirien ont plaidé l’abandon de toutes les charges. Selon eux, le dossier est vide et leur client doit être libéré. Laurent Gbagbo se confie alors à François Mattei.

– Mon ambition, c’est de revenir chez moi, en Côte d’Ivoire. J’ai réservé une maison pour m’accueillir. I go back home ! J’ai déjà fait acheter des matelas pour remplacer ceux qu’on m’a volés dans ma petite maison du village. On m’a aussi pris tous les draps, et un minuscule frigo posé à côté de mon lit. Je ne me plains pas : tant d’Ivoiriens ont tout perdu ! J’en parle que pour souligner que les rebelles n’étaient, pour beaucoup d’entre eux , que de pauvres gens manipulés, affamés : le vol de mes matelas est une illustration.

François Mattei : Et redevenir président en 2020 ?

– Il n’est pas indispensable d’être président pour faire de la politique, et se rendre utile. La Côte d’Ivoire, l’Afrique, c’est ma vie, et je serai toujours concerné par leur destin. »

« Méfie-toi de Chirac »

Moins de deux ans après l’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo, le 19 septembre 2002, des rebelles tentent de prendre le pouvoir à Abidjan. Le coup d’État échoue, mais ouvre huit années de crise politique majeure et conduit à la partition du pays. Les forces loyalistes de Laurent Gbagbo ne contrôlent plus que le Sud du pays, tandis que la rébellion s’est installée au Nord. Laurent Gbagbo reste intimement convaincu que la France a été derrière toutes les déstabilisations qu’a connu son régime.

« Les 18 et 19 septembre 2002, j’étais en voyage officiel à Rome. À peine arrivé, qu’est-ce que je vois, à l’hôtel ? Robert Bourgi. Bien sûr, j’ai trouvé la coïncidence curieuse, et pour tout dire, ça ne pouvait pas en être une. Nous avons dîné ensemble.

J’ai rencontré le président de la République, puis j’ai rencontré Silvio Berlusconi, qui était à l’époque président du Conseil. […] Il m’a raccompagné à ma voiture en me tenant le bras, et quand nous avons été seuls, qu’il a été certain que personne ne l’entendrait, il m’a dit : “Tu me plais, toi. Si je peux te donner un conseil : méfie-toi de Chirac. Il est très sympathique, comme ça, mais il poignarde dans le dos.”

Vers 3 ou 4 heures du matin – il était 2 heures à Abidjan – j’ai été informé par un coup de fil de l’attaque militaire massive déclenchée dans tout le pays. Je décide de rentrer immédiatement. Robert Bourgi apparaît à ce moment et insiste : “Passe à Paris voir ton grand frère [Chirac]”. Sur le moment, j’ai pensé à tous ces chefs d’État, en Afrique, qui étaient partis en voyage, et n’avaient jamais pu rentrer. Je n’avais pas vu le pape, je ne suis pas allé à Paris, voir Chirac. Je suis rentré à Abidjan.” »

« Je ne suis pas fier de cet épisode »

Laurent Gbagbo n’épargne aucun des présidents français auxquels il a eu affaire. Ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande, ni Jacques Chirac. Il assure que ce dernier lui a demandé de financer la campagne électorale française de 2002.

« C’était en 2001, je pense. Villepin et Robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection en 2002 en France. Nous étions dans un salon du restaurant Lapérouse, qui se trouve sur le quai Voltaire, près de la Documentation française. C’était le prix pour avoir la paix, en Françafrique. J’ai eu une entrevue avec Chirac, tout s’est très bien passé, il m’a raccompagné, il était très amical, et il m’a dit en me tapant sur l’épaule, sur le perron : “Je ne suis pas un ingrat.” Je ne suis pas fier de cet épisode, mais je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs. On me l’a reproché en disant que c’était la preuve de mon double langage, que je m’appuyais sur le néo-colonialisme pour le critiquer. Comme si on pouvait toujours répondre à des partenaires aussi puissants, sans employer la ruse et la diplomatie… Au moins, ils ne sont jamais revenus à la charge. Je n’aurais pas accepté. Ils le savaient. »

« On m’a glissé sous la porte de ma chambre le texte des accords de Marcoussis »

Du 15 au 26 janvier 2003, à Paris, se tiennent des négociations pour parvenir à un accord de paix. À Linas-Marcoussis, sous l’égide de la France, se retrouvent les principaux acteurs politiques : Guillaume Soro, à la tête de la rébellion, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, qui a « hésité à venir ».

« Je suis arrivé le jeudi 23 janvier 2003, par un vol régulier d’Air France : je craignais qu’on tire sur mon avion présidentiel. Tout est toujours possible. Je devais voir Chirac le lendemain à 16 heures à l’Elysée. Le matin de ce fameux vendredi, on m’a glissé sous la porte de ma chambre, à l’hôtel Meurice, le texte des accords de Marcoussis. Bongo était descendu dans le même hôtel, pour me travailler au corps. C’était un ami de Ouattara, et le plus fidèle allié de la France depuis la disparition d’Houphouët. À 11 heures, je suis parti pour l’Elysée, Le Monde était déjà paru. Je l’ai lu dans la voiture, j’ai découvert qu’ils y donnaient déjà, en page 2, le nom du futur Premier ministre, une proche de Ouattara, membre de son parti, le RDR, Henriette Diabaté. »

« Il s’agit d’une bavure française »

L’affaire du bombardement de Bouaké reste une des plus grandes énigmes de la crise ivoirienne. Le 6 novembre 2004, deux sukhoïs de l’armée ivoirienne bombardent la base militaire française de Bouaké, faisant dix morts. La France riposte immédiatement en détruisant toute l’aviation ivoirienne. S’ouvre alors la plus grave crise entre Abidjan et Paris. Laurent Gbagbo a toujours assuré ne jamais avoir donné l’ordre de tirer sur la base française. Il est convaincu qu’il s’agit d’une « bavure de Paris », notamment car les pilotes des sukhoïs, interpellés au Togo, n’ont pas été réclamés par la France.

« Le ministère de l’Intérieur du Togo, François Boko, les fait arrêter ? Il les garde dix jours. […] Eh bien ! La France n’en a pas voulu !!! Cela prouve bien qu’il s’agit d’une bavure française et non d’une bavure ivoirienne.

Mon explication, c’est qu’il y avait une filière parallèle, qui travaillait par-dessus la tête de l’ambassadeur, et même d’Henri Poncet [qui dirigeait à l’époque les forces françaises de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, ndlr]. […] En France, il y a des gens qui savent très exactement ce qui s’est passé… Un coup de billard à trois bandes qui a mal tourné. »

« Ils venaient donc pour me faire fuir »

Après le bombardement de Bouaké, des chars français se rendant à l’Hôtel Ivoire, le luxueux hôtel de la capitale ivoirienne, passent à proximité de la résidence présidentielle qu’occupe Laurent Gbagbo à Cocody. L’armée française assure qu’elle s’est trompée de chemin. Pour l’ancien président, il s’agit d’une tentative de coup d’État.

« Les Français ont dit après coup « qu’ils avaient fait une erreur de trajet. » Quand on connaît Abidjan, c’est impossible à croire. Ils venaient donc pour me faire fuir, ou me faire tuer par quelqu’un pour me remplacer : le plan était de mettre Doué [Mathias Doué, chef d’état-major de l’armée ivoirienne de 2000 à 2004, ndlr] à ma place, « en interim », mais il s’est dégonflé. C’est aussi ce qui a fait rater l’affaire. »

Je me suis levé : « C’est moi Gbagbo »

Le 11 avril 2011, après quatre mois de guerre qui ont fait 3 000 morts selon les Nations unies et suite à une offensive des troupes rebelles appuyées militairement par la France, Laurent Gbagbo est arrêté dans la résidence présidentielle de Cocody.

« Les rebelles sont descendus en tirant. « On veut Gbagbo ! » Je me suis levé : « C’est moi Gbagbo. » Ils m’ont saisi. J’ai reconnu Wattao [un des commandants de la rébellion, ndlr]. Il a dit : « Il ne faut pas le toucher. » […]

C’est Ouattara Morou qui m’a mis le gilet pare-balles, le casque. Je savais à partir de ce moment que tout pouvait m’arriver, à moi, à tous les miens… Ouattara Morou m’a poussé dans un véhicule qui a roulé à tombeau ouvert, et on est allés jusqu’à l’Hôtel du Golf. Là, on m’a fait attendre dans une pièce, j’ai vu d’autres prisonniers couchés à même le sol, puis on m’a mené au quatrième étage, dans une chambre, je crois la 468.

Les barons du nouveau régime sont venus me voir : Soro, avec une petite casquette, Hamed Bakayoko. Pour quoi faire ? Pour savourer leur victoire. Ils sont restés une quinzaine de minutes, pas plus. »

« Un magistrat nous annonce que la CPI demande mon transfert »

Laurent Gbagbo est ensuite détenu à Korhogo, dans le Nord du pays, où il passe huit mois. Le 29 novembre, le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale lui est signifié.

« Ce jour-là, mardi 29, alors que l’interrogatoire a repris un magistrat se précipite dans la salle où nous nous trouvons et nous annonce que la CPI demande mon transfert à La Haye. Mes avocats objectent que seule la cour d’appel est habilitée à traiter d’une telle requête, et que si audience il doit y avoir elle doit se tenir au siège de cette cour à Abidjan. « Tous les magistrats de la cour d’appel sont là, nous rétorque-t-on, inutile d’aller à Abidjan ! »

Mes avocats ivoiriens, ceux qui étaient présents, ont voulu s’exprimer. C’est à peine si les juges les ont écoutés. Mais ils ont été courageux, ils ont insisté et ont fini par faire résonner la voix du droit et de la raison. Cela n’a pas suffi.

Ça s’est passé comme ça, et ça n’a rien à voir avec le droit… ni avec rien de normal, d’ailleurs. On ne m’a même rien donné à manger de la journée… Après l’audience, les gardes m’ont emmené en me disant que je rentrais dans la maison où j’étais détenu, et que je pourrais revoir mes avocats le lendemain. Les avocats y ont cru ! »

« On ne s’arrête pas ? » Il m’a répondu : « Non, on va l’aéroport. »

Laurent Gbagbo est transféré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas.

« Dans la voiture de Kouakou Fofié, mon geôlier, qui me transportait, j’ai vu que nous dépassions la route de la maison. J’ai demandé où nous allions : « On ne s’arrête pas ? » Il m’a répondu : « Non, on va l’aéroport. Il n’est pas éclairé et votre avion doit partir avant la nuit, à 18 heures 30. » « Où est-ce que je vais ? » Il n’a pas eu le courage de me le dire. Il a dit : « Abidjan. » J’ai rigolé, ça j’avais compris. Il n’a pas osé répondre. Je crois qu’il a eu honte. En fait, nous sommes allés jusqu’à l’aéroport de Korhogo. Et de là, on m’a mis dans l’un des deux avions officiels de la présidence et direction La Haye. »

« Un procès révélera la vérité »

Depuis fin 2011, Laurent Gbagbo est incarcéré à la prison de la CPI. Son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité s’est ouvert en janvier 2016 et est toujours en cours. Dans son livre d’entretien avec François Mattei, l’ancien président ivoirien se montre confiant quant à l’issue des audiences.

« Mes avocats ont su retourner complètement la situation. Mes adversaires croyaient avoir gagné et avoir utilisé la Cour pénale internationale à leur profit. Il apparaît désormais qu’ils ont tout à perdre à un procès. Parce qu’un procès révélera la vérité. Ils sont coincés. C’est là l’un des grands mérites d’Emmanuel Altit et de son équipe, avoir compris immédiatement quelle avait été la réalité sur le terrain et être parvenus à la donner à voir aux juges. Ils ont détruit la preuve du procureur. Désormais, tout le monde sait que les éléments présentés par le procureur au soutien de ses allégations ne résistent pas à l’analyse. Enfin, ils ont montré le parti pris du procureur qui va avec le vent que soufflent les grandes puissances. »

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L’Egypte menace Apple de poursuites pour violation au droit de la concurrence

Congo Tribune - 4 ore 46 min fa

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L’autorité égyptienne de la concurrence a menacé le géant américain Apple de poursuites pour violation au droit de la concurrence s’il ne renonce pas d’ici 60 jours aux « restrictions » imposées à des distributeurs locaux.

Selon un décret de l’autorité égyptienne publié lundi 10 décembre au journal officiel, la compagnie a « isolé géographiquement le marché égyptien » en imposant à ses distributeurs en Egypte des restrictions sur la fourniture de produits Apple à partir de distributeurs étrangers.

« Apple a réussi avec sa stratégie de marketing et de contrats à interdire toute forme d’importation parallèle », précise l’autorité égyptienne qui déplore que les distributeurs égyptiens ne puissent pas importer via d’autres distributeurs agréés hors d’Egypte.

>>> À LIRE – Apple abandonne l’Afrique à ses concurrents

Apple n’était pas disponible immédiatement mardi pour commenter le décret égyptien. Selon l’autorité égyptienne, la politique d’Apple a entraîné une hausse « injustifiée » des prix des produits du géant américain en Egypte, devenant plus chers que ceux vendus aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Koweït et aux Etats-Unis.

Apple a réussi avec sa stratégie de marketing et de contrats à interdire toute forme d’importation parallèle

Une action en justice sera entreprise à l’encontre d’Apple et d’Arab Business Machine (ABM), le distributeur de la marque à la pomme aux Emirats Arabes Unis, si la compagnie ne retirait pas les restrictions d’ici à 60 jours, selon le décret.

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[Infographie] Comment l’Afrique est devenue la première destination des investissements du Maroc à l’étranger

Congo Tribune - 4 ore 46 min fa

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Une récente étude révèle que l’Afrique est devenue la première destination des investissements marocains à l’étranger, favorisée par une diplomatie économique volontariste. Ayant investi au départ surtout dans la banque et les télécoms, les entreprises marocaines étendent désormais leurs opérations à d’autres secteurs porteurs, notamment l’industrie.

« Les investissements directs marocains sur le continent, d’une valeur cumulée de 37 milliards de dirhams [3,4 milliards d’euros] entre 2003 et 2017, constituent l’essentiel des Investissements directs à l’étranger (IDE) sortants du Maroc, avec une part moyenne de 60 % des flux sortants totaux. » C’est le principal enseignement d’une étude publiée le 6 décembre, consacrée au développement des entreprises marocaines en Afrique, produite par le ministère marocain de l’Économie et des Finances, conjointement avec l’Agence française de développement (AFD).

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Côte d’Ivoire : le dossier de la TNT sur le bureau d’Amadou Gon Coulibaly

Congo Tribune - 4 ore 46 min fa

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Face au projet de Canal+, qui prévoit de lancer sa chaîne TNT, trois opérateurs privés ivoiriens ont sollicité l’arbitrage de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (Haca). Le dossier est désormais sur la table d’Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre.

Alors que l’État ivoirien n’a pas encore donné le coup d’envoi de la TNT et que l’entreprise qui fabriquera les décodeurs n’est toujours pas sélectionnée, Canal+ envisage de lancer sa propre chaîne TNT avant la fin de 2018 tout en proposant à Life TV (Fabrice Sawegnon), NCI (Ismaël Koné) et TV7 (Abdoulaye Diallo) de les héberger sur son satellite moyennant 650 millions de F CFA (990 000 euros).

>>> À LIRE – Transition vers la TNT : l’Afrique est-elle prête ?

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Ghana : la clé du succès d’Eden Tree, le leader de la distribution de fruits et légumes prêts à l’emploi

Congo Tribune - 4 ore 46 min fa

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Partie d’un simple potager familial, la société Eden Tree est devenue en vingt ans le leader de la distribution de fruits et légumes prêts à l’emploi, en ciblant les classes moyennes ghanéennes.

Le concept est simple. Des fruits et légumes prêts à l’emploi, à destination des classes moyennes. Derrière cette idée se trouve Catherine Krobo-Edusei, une figure de l’entrepreneuriat féminin au Ghana. Lancée il y a vingt ans avec un simple potager familial, Eden Tree est aujourd’hui une entreprise qui compte au Ghana. Sa société emploie 60 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 500 millions de francs CFA par an.

Dans son usine, une dizaine de machines nettoient, épluchent et découpent des légumes, comme des carottes, des pommes de terre ou des tomates. Entre 3 et 4 tonnes de légumes sortent chaque jour de l’usine. Une productivité rendue possible par une chaîne de production entièrement automatisée. L’objectif de la chef d’entreprise est d’aller vite, afin de garder les produits le plus frais possible.

>>> À LIRE – Agro-industrie : l’Afrique vers l’autosuffisance ?

200 fermiers

Pour se fournir en fruits et légumes frais, Eden Tree a créé trois fermes. Mais ces dernières peinent à répondre à la demande, ne représentant que 20% des légumes transformés. Catherine Krobo-Edusei s’approvisionne surtout auprès de 200 fermiers à travers le Ghana.

Eden Tree représente aujourd’hui 5% du marché des fruits et légumes du Ghana. Mais la société compte aller plus loin en optimisant son réseau de distribution, les supermarchés étant ses principaux clients. Et pour les séduire, la patronne leur propose un service clés en main. De l’emballage des produits à la livraison et même l’affichage des prix, elle s’occupe de tout.

Mais la femme d’affaires aimerait créer ses propres lieux de distribution. La première boutique d’Eden Tree est en construction dans un quartier chic d’Accra. « Les clients mettent du temps à nous payer. Donc ces boutiques vont nous permettre de générer notre propre cash en attendant que l’argent rentre », explique la femme d’affaires.

Un reportage de Réussite, une émission coproduite par Canal+ et Galaxie Africa (groupe Jeune Afrique), diffusée tous les premiers samedi du mois sur Canal+ en Afrique et A+ en France.

 

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Nokia et Ericsson, deux nordiques à l’assaut de la 5G

Congo Tribune - 4 ore 47 min fa

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Au coude-à-coude, ces deux leaders historiques se livrent une guerre sans merci sur le créneau des opérateurs de télécoms et dans les services numériques à destination des entreprises.

Des deux groupes nordiques, Nokia, piloté sur le continent par le Franco-Égyptien Amr El-Leithy, a été le premier à engranger des succès en matière d’installation de réseaux 5G. La société finlandaise, qui a absorbé Alcatel-Lucent en 2016, a décroché les deux seuls contrats africains à ce jour pour l’implantation de cette nouvelle génération de réseaux mobiles permettant des débits plus importants, presque comparables à ceux de la fibre optique ; au Lesotho, en août 2018, avec Vodacom, puis en Afrique du Sud en novembre, avec l’opérateur local Rain.

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RDC : quel bilan pour Kabila ?

Congo Tribune - 5 ore 43 min fa

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Alors que le chef de l’État s’apprête à laisser sa place, l’incertitude politique inquiète le secteur privé. Pourtant, depuis deux ans, l’économie, dans le sillage des mines, s’est refait une santé. Réformes et projets en cours pourraient conforter la tendance, à condition qu’ils aboutissent.

L’économie ne passionne apparemment pas les foules en RDC. Pourtant directement concernés, les 66 % de la population qui vivent avec moins de deux dollars par jour ont en effet d’autres priorités. Plus surprenant, les centaines de candidats en lice pour les différentes élections organisées le 23 décembre – présidentielle, législatives et provinciales – ne semblent pas y prêter plus d’attention, en dehors de quelques vagues promesses noyées dans les professions de foi ou d’immenses slogans placardés le long du boulevard Lumumba, aux formules aussi creuses qu’incompréhensibles pour les 60 % d’analphabètes que compte le pays.

Pas de plan de développement annoncé ni la moindre critique énoncée par les opposants qui dénoncerait un pouvoir prédateur incarné par le clan Kabila, dont le successeur désigné, Emmanuel Ramazani Shadary, fait bien sûr partie des favoris du scrutin. Comme si cette

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Fusillade à Strasbourg, en direct : trois morts, « la motivation terroriste n’est pas encore établie »

Congo Tribune - 5 ore 59 min fa

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Le fait que le suspect puisse avoir quitté le territoire « ne peut être exclut », déclare le secrétaire d’Etat, qui explique que la traque est en cours. « Je ne peux pas affirmer » les motivation terroristes du suspect, continue Laurent Nuñez. « Il faut encore être prudent pour parler d’attentat ».

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, intervient actuellement sur l’antenne de France Inter. Il confirme qu’un soldat fait partie des blessés légers de l’attaque d’hier soir.

Le point sur la situation à 8 heures :

  • Un homme a ouvert le feu mardi à 19 h 50 à Strasbourg en trois points de la ville.
  • Trois personnes sont mortes, treize autres sont blessées dont huit dans un état grave, selon le bilan de la préfecture du Bas-Rhin à 7 heures du matin
  • Le tireur est en fuite, la traque se poursuit. 350 personnes restent mobilisées sur le terrain.
  • La France passe en posture « urgence attentat » – le plus haut niveau du plan Vigipirate – avec des contrôles renforcés aux frontières. Les contrôles seront aussi renforcés sur l’ensemble des marchés de Noël pour “éviter le mimétisme”.  Le dispositif Sentinelle est renforcé sur l’ensemble du territoire.
  • Une cellule de crise a été présidée dans la nuit place Beauvau par le président Emmanuel Macron.
  • Le confinement a été levé. Les écoles, collèges et lycées seront ouverts demain mais les parents qui le veulent pourront garder leurs enfants à leur domicile. Les manifestations programmées demain sont interdites.

Les principales informations sur cette attaque sont à retrouver dans l’article ci-dessous :

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« El-Ouafi Boughera, le marathonien de l’histoire » : le champion olympique oublié

Congo Tribune - 6 ore 18 min fa

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Arte.tv diffuse un web-documentaire consacré à cet athlète algérien, médaillé d’or pour la France aux Jeux d’Amsterdam en 1928, au destin tragique.

Par Mustapha Kessous Publié aujourd’hui à 08h00

Temps de Lecture 1 min.

Arte.tv, à la demande, web-documentaire

Qui aurait misé quelques francs sur cet inconnu ? Le 5 août 1928, aux Jeux olympiques d’Amsterdam, Ahmed Boughera El-Ouafi, 29 ans, est loin d’être un favori du marathon. Pourtant, ce petit Français d’Algérie, discret et paisible, n’est pas un débutant : il participe à ses deuxièmes JO, après ceux de Paris, quatre ans plus tôt, où il avait terminé septième.

Concernant les favoris, les suiveurs de l’athlétisme se sont bien trompés… Le dossard numéro 71 gère sa course et réussit à doubler tous ses adversaires pour passer la ligne d’arrivée en tête, en 2 h 32’57”. Vingt-­huit ans après Michel Théato, El-Ouafi devient le deuxième marathonien à triompher à des Jeux et le troisième champion olympique de l’histoire de l’athlétisme tricolore… L’ouvrier de Renault à Boulogne-Billancourt change de dimension, mais sa médaille d’or va lui porter malchance.

Premier athlète tricolore médaillé d’or olympique provenant du continent africain, Boughera El-Ouafi a été malgré cela effacé des mémoires du sport français

Après sa victoire, un Américain lui propose de courir pour lui. Et voilà Boughera El-Ouafi en Amérique où il affronte des… animaux. De retour en France, il est exclu de la Fédération française d’athlétisme pour professionnalisme. En effet, à cette époque, les sportifs olympiques n’ont pas le droit de toucher de l’argent quand ils exercent leur discipline. Cruelle décision qui va plonger le marathonien dans une extrême précarité. Le 18 octobre 1959, trois jours après son anniversaire, Boughera El-Ouafi meurt à 61 ans dans une fusillade dans un bar de Saint-Denis, peut-être causée par des membres du FLN algérien.

Itinéraire tragique

Boughera El-Ouafi a été le premier athlète tricolore médaillé d’or olympique provenant du continent africain. Malgré cela, il a été effacé des mémoires du sport français. C’est à ce marathonien méconnu qu’Arte.tv consacre un web-documentaire en quatre épisodes. De son enfance en Algérie à Ouled Djellal, à son entrée dans l’armée française, sans oublier sa victoire olympique et sa disgrâce, Olivia Laurin, la réalisatrice, a choisi de raconter l’itinéraire tragique d’El-Ouafi à travers des images d’archives, des dessins et une voix off lyrique. Des historiens (comme Benjamin Stora) expliquent les relations entre l’Algérie et la France à son époque, car la vie de Boughera incarne aussi ce contexte.

El-Ouafi Boughera, le marathonien de l’histoire, d’Olivia Laurin (France, 2018, 4 × 7 min). www.arte.tv/fr/videos/RC-016873/el-ouafi-bouguera-le-marathonien-de-l-histoire

Mustapha Kessous

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« Spider-Man : New Generation » : l’homme-araignée ressuscite et se multiplie

Congo Tribune - 6 ore 31 min fa

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Une version en dessin animé aussi abracadabrante que réussie.

Par Jacques Mandelbaum Publié aujourd’hui à 07h47

Temps de Lecture 5 min.

L’avis du « Monde » – à ne pas manquer

Si le concept de plasticité caractérise les super-­héros, Spider-Man, l’homme-araignée, en est la quintessence. Ce qui est vrai de sa nature l’est aussi de ses multiples déclinaisons, dignes d’un des personnages les plus populaires du nouvel Olympe américain. Côté grand écran, Sony, qui a acheté les droits d’exploitation cinématographique du super-héros à la société Marvel en 1999, mène la danse depuis 2002, avec la légendaire trilogie signée par Sam Raimi et le craquant Tobey Maguire dans le rôle-titre. Deux reboots (remise à zéro des compteurs) plus tard, et l’on compte déjà six films et trois acteurs pour illustrer les charmes de l’adolescent arachnéen.

Le rapprochement du studio Marvel racheté par le studio Disney, qui aimerait bien réintégrer Spider-Man dans sa super-­escarcelle, et de Sony qui ne veut pas pour autant lâcher l’araignée aux œufs d’or, pousse à une modernisation du héros, dans l’esprit de la ligne éditoriale ultimate développée depuis 2000 dans la bande dessinée. En situant les héros dans des univers parallèles, il s’agit essentiellement ici de les remettre au goût du jour et, au besoin, de leur inventer de nouveaux avatars.

Banc d’essai du Spider-Man métissé

Spider-Man : Homecoming (2017), de Jon Watts, dernière mouture cinématographique en date avec l’acteur britannique Tom Holland, allait clairement dans cette direction avec son côté pop, ludique, irrévérencieux. Sony n’aura pourtant pas été jusqu’à égaler l’audace multiculturaliste de l’Ultimate Spider-Man créé sur papier par Brian Michael Bendis, qui décrétait, en 2011, la mort de ­Peter Parker et sa résurrection sous les traits de Miles Morales, un adolescent hispano-afro-américain de Brooklyn, également piqué par une bestiole et encore plus doué que son modèle. Mais ce que la multinationale nipponne s’est refusée à faire en prises de vues réelles, elle se le permet aujourd’hui en dessin animé. Ce contexte permet de situer plus finement l’enjeu du film.

Lire la critique de « Spider-Man : Homecoming » : L’homme-araignée s’accroche

Outre celui, classique, de ­conquérir un public plus familial pour Noël, s’ajoute donc, peut-être, une sorte de banc d’essai du Spider-Man métissé, qui tâterait prudemment le terrain de la diversité après le méga-succès de Black Panther. A moins qu’il ne s’agisse d’un dédouanement ponctuel d’Amy Pascal, ex-directrice de Sony et auteure à ce poste de mails un peu embarrassants sur Barack Obama mais toujours à la manœuvre aujourd’hui comme coproductrice de la saga Spider-Man. En tout état de cause, New Generation s’avère une réussite sur tous ces tableaux. Miles Morales, ado cool de Brooklyn issu d’une mère latino et d’un père afro-américain, s’y fait à son tour piquer par une araignée mutante pour aussitôt être happé dans une nouvelle aventure super-héroïque faussement complexe mais vraiment abracadabrante.

Distanciation et humour

Le Caïd, armoire à glace microcéphale qui ne s’est jamais remis de la mort de sa femme et de son fils dont il tient Spider-Man pour responsable, tire ici les ficelles du mal, secondé par une escouade de malfaisants tels que le flatulent Bouffon vert, le tenta­culaire Docteur Octopus et l’ultra-vif Rôdeur. L’idée est de mettre en branle un « synchroton » qui ressuscite la famille du psychopathe éploré, lequel a aussi pour effet immédiat de libérer les univers parallèles de Spider-Man lui-même.

Une amusante trouvaille scénaristique consiste à faire coagir plusieurs versions historiques de Spider-Man

Cette trame alambiquée recèle une amusante trouvaille scénaristique, qui consiste à faire coagir plusieurs versions historiques de Spider-Man, des plus sérieuses aux plus baroques, de l’originel Peter Parker devenu bedonnant à Spider-Man noir (version années 1930), en passant par Spider-Ham (un porcelet), Penny Parker (une fillette manga) ou­­­ ­Spider-Gwen (la première petite amie assassinée du héros).

La réussite du film tient à plusieurs raisons. Le retour aux sources esthétiques des comics tout d’abord, grâce à un graphisme qui en rappelle la liberté psychédélique et l’explosivité narrative. La distanciation et l’humour qui en résulte. Ceci sur fond d’un rendu finement réaliste du timing, de la colorimétrie et de la pulsation de Brooklyn. Le tableau confine au pop art : reproduction sérielle du héros, hétérogénéité du matériau artistique, critique mimétique de la société consumériste. New ­Generation serait-il le premier film warholien de la saga ?

Film d’animation américain de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman (1 h 50). Sur le Web : www.facebook.com/SpiderManNewGeneration.LeFilm et www.intothespiderverse.movie

Jacques Mandelbaum

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« Mortal Engines » : un éloge de la rébellion dans les vapeurs du futur

Congo Tribune - 6 ore 32 min fa

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Visuellement inventive, l’adaptation du roman de Philip Reeve accumule les clichés.

Par Jean-François Rauger Publié aujourd’hui à 07h46, mis à jour à 07h46

Temps de Lecture 4 min.

L’avis du « Monde » – pourquoi pas

C’est Peter Jackson qui aurait dû à l’origine réaliser Mortal Engines. Il s’est contenté du rôle de coscénariste et de producteur. Très occupé par le tournage de la trilogie du Hobbit pour le studio Warner, le cinéaste néo-zélandais en a confié la direction à Christian ­Rivers, qui dessinait les story-boards de ses films afin que Mortal Engines puisse être engagé vite, avant que ne soient perdus les droits du roman de l’écrivain britannique Philip Reeve (Mécaniques fatales, Hachette Jeunesse, 2003), dont il est l’adaptation.

Dans un futur très lointain, post­apocalyptique, la Terre est composée de villes plus ou moins gigantesques et mobiles, montées sur de monumentales chenilles. Les grandes métropoles, dont Londres, absorbent les petites cités dont les habitants sont condamnés à agrandir la population des premières. Dans ce monde d’étranges prédations immobilières et urbaines, une jeune fille, Hester, se lance dans la quête de l’homme qui a tué sa mère. Tom, un jeune niais, s’enfuit avec elle. A la fois proies et chasseurs, ils tentent, à la suite de péripéties plus ou moins originales, d’empêcher l’usage, par un dictateur, d’une arme de destruction massive destinée à accroître la puissance impérialiste de Londres.

Ce qui frappe en voyant le film de Christian ­Rivers est l’inventivité d’un univers visuel semblant rendre possible ce qui pourrait relever de l’infigurable

Ce qui frappe immédiatement en voyant le film de Christian Rivers est l’inventivité d’un univers visuel semblant rendre possible ce qui pourrait relever de l’infigurable, comme si les trouvailles d’un Serge Brussolo, pour prendre une référence qui saute aux yeux, prenaient vie sous nos yeux grâce aux dernières possibilités des effets spéciaux numériques. Gigantesques encombrements d’immeubles, de jardins, de cathédrales et d’espaces urbains, montés les uns sur les autres en une série d’étages où l’air est parfois rendu opaque par la vapeur et la fumée des cheminées, les décors synthétiques de Mortal Engines mêlent les vestiges d’un XIXe siècle finissant, ­industriel et pollué, à un futur ­indéfinissable. Le film relève, partiellement, d’une sous-catégorie de la science-fiction, le steampunk, uchronie mêlant un univers du passé (celui de la révolution industrielle) à des visions futuristes.

Conflits œdipiens

Mais Mortal Engines souffre d’un défaut assez répandu dans un certain cinéma hollywoodien contemporain. La fiction s’y nourrit des dernières possibilités de la technologie en matière visuelle mais ne parvient pas à se dégager des sentiers battus. La création d’univers fantastiques ne produit pas, en effet, de nouvelles manières de raconter des histoires et de peindre des portraits psychologiques. Le film relève d’une culture pour adolescents aux contours bien balisés, où toutes sortes de clichés et de situations types sont reproduits afin de ne pas déboussoler un spectateur modèle, que l’on suppose jeune et mondial, en lui renvoyant ses propres fantasmes sous une forme attendue.

Mortal Engines est un éloge prévisible de la révolte et de la rébellion nourrissant une inaltérable paranoïa adolescente. Une accumulation de conflits œdipiens déplacés symboliquement dans des relations père-fille y détermine les actions d’un certain nombre de personnages. Une des héroïnes découvre, en effet, que son géniteur est un tyran mégalomane et inhumain, loin de l’image idéale qu’elle avait de lui, l’autre est pourchassée par la créature qui l’a adoptée et élevée, sorte de zombie mi-chair mi-métal, indestructible et féroce, belle trouvaille du film par ailleurs. C’est bien connu, les parents ­déçoivent.

Film américain de Christian Rivers. Avec Hera Hilmar, Higo Weaving, Robert Sheehan (2 h 08). Sur le Web : www.universalpictures.fr/micro/mortal-engines et www.mortalengines.com

Jean-François Rauger

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