Mali

23è édition de l’EID : LES MEMBRES DU JURY D’HONNEUR AU PALAIS DE KOULOUBA

L'ESSOR - 39 min 10 sec fa


Hier dans l’après-midi, les 9 membres du jury d’honneur de la 23è édition de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) ont été félicités par le président de la République pour la qualité remarquable du travail accompli. C’était à la faveur d’une audience qui s’est déroulée en présence notamment du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et du Médiateur de la République, Baba Akhib Haïdara.

A sa sortie d’audience, la sénégalaise Mme Dior Fall Sow, présidentdu jury, a apprécié à sa juste valeur cette amabilité du président Keïta. Etd’expliquer que l’EID est une belle initiative qui doit être disséminée dansles autres pays africains. C’est une bonne pratique, a-t-elle déclaré, estimantque ce genre d’Espace permet de rapprocher les gouvernants des gouvernés qui ne doivent pas être perçus comme des «adversaires» sur cette tribune démocratique.Aussi, Mme Dior Fall Sow a souligné l’importance de cet Espace dans laconsolidation de la démocratie.

«En créant ce système de confiance entre les administrés et les administrateurs, en créant ce climat de paix et de sécurité ; je pense qu’on contribue aussi à l’instauration d’une véritable démocratie», a-t-elle expliqué.

Cette 23è session a été sanctionnée par de nombreuses recommandations à l’attention des membres du gouvernement. Notamment, le jury a conseillé un traitement plus diligent des affaires en cours de règlement. Singulièrement, Mme Dior Fall Sow a déploré le fait que certaines affaires classées «pour suite à donner» soient toujours en souffrance dans les méandres de l’administration, alors qu’elles ont été déjà tranchées. «Il n’est pas normal que dans des affaires, où des citoyens ont eu raison par rapport à la justice, ne soient pas encore résolues», a-t-elle dénoncé, tout en demandant une application stricte et rapide des décisions de la justice.

Issa DEMBÉLÉ

DE PERTINENTES RECOMMANDATIONS

C’est lundi, en fin d’après midi que les rideaux sont tombés sur les travaux de la 23ème édition de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) au Palais de la Culture. La cérémonie de clôture a été présidée par le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, en présence des membres du gouvernement, du Médiateur de la République, Baba Akhib Haïdara et de nombreuses autres personnalités. 

Les travaux de cet espace marqueur de l’état de droit ont été largement dominés par des problèmes fonciers, d’obtention de documents administratifs, de  tracasseries routières, de licenciements abusifs etc.  Interpellés, les membres du gouvernement qui étaient concernés ont apporté des éléments de réponses. 

En réponse à la récurrente problématique foncière, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mohamed Moustapha Sidibé a indiqué que beaucoup de litiges fonciers s’expliquent par la multiplicité d’acteurs intervenant dans la distribution des titres, notamment les préfets, les maires, les gouverneurs et les services domaniaux.  Aussi, a-t-il poursuivi, il y a la pluralité d’actes  conférant le titre de propriété notamment la lettre d’attribution, les permis d’occuper, les titres fonciers et les concessions rurales. 

«C’est pourquoi, je suis en train d’accélérer la relecture du code domanial et foncier pour que ces insuffisances puissent être corrigées dans un bref délai», a annoncé le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, sous  ovation du public.  En outre, Mohamed Moustapha Sidibé  a confié que les actions sont en cours pour pouvoir porter un coup d’arrêt décisif à ces actions de velléité et de spéculation foncière et surtout aux actions d’agressions sur les espaces publics. Aussi, a-t-il dit, dès cette semaine, le gouvernement examinera un projet de décret qui instituera le numéro d’identification national cadastral unique pour éviter les problèmes de double ou de multiples propriétés.  

Concernant la question des tracasseries, le ministre des Transports, Soumana Mory Coulibaly a estimé qu’il est inadmissible que les usagers de la route puissent subir des tracasseries quelconques sur nos différents trajets.  Le Mali étant un pays de l’interland, a-t-il expliqué, les autorités du pays sont obligées de faciliter les mouvements des citoyens au niveau de la région, et surtout ceux des trois millions de Maliens établis en Côte d’Ivoire.

Sur le même sujet, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré a affirmé que le gouvernement a pris des mesures pour endiguer ces phénomènes.

«Nous avons enregistré malheureusement quelques cas de tracasseries routières signalés au niveau des postes frontières Mali – Côte d’ivoire et Mali – Burkina Faso. Face à cette situation, les unités concernées ont pris les dispositions idoines qui vont des mesures disciplinaires, des sanctions d’arrêt de rigueur, des affectations et mutations», a-t-il précisé.

D’autres membres du gouvernement ont apporté des réponses jugées globalement satisfaisantes aux autres préoccupations soulevées.  

Juste après ces interventions des ministres, le jury d’honneur a recommandé la revue de toutes les recommandations restées sans suite depuis l’institution de l’EID pour évaluer son efficacité et mener une réflexion sur les moyens de corriger ses éventuelles insuffisances ; a dénoncé les lenteurs apportées par certains ministères à répondre aux dossiers qui leur sont transmis. Aussi, le  jury demande-t-il à nouveau la constitutionnalisation de l’institution du Médiateur de la République. 

Concernant la situation générale du pays, le jury d’honneur souligne à nouveau la nécessité de poursuivre la lutte contre l’impunité ; s’alarme de l’aggravation des périls que continuent de faire peser sur les populations maliennes, les actes récurrents de terrorisme, d’insécurité et de banditisme, notamment au Nord et au Centre du pays.

En outre, il salue l’interpellation venue du pays dogon appelant à agir ensemble pour mettre un terme aux violences intercommunautaires… ; exprime sa conviction que l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger reste la seule voie possible de sortie de crise. Par ailleurs, le jury d’honneur recommande la mise en place de politiques actives de formation et d’emploi, de manière à offrir un meilleur avenir aux jeunes etc.

Dernier acte de la 23è édition de l’EID, l’intervention du Premier ministre a été l’occasion d’apporter des éclaircissements sur certaines questions importantes de la vie de la Nation. Sur le projet de loi d’entente nationale déposé sur la table de l’Assemblée nationale, Soumeylou Boubèye Maïga dira que la défense des droits de l’Homme, n’est pas un jeu de rôle.

«Pour moi, dans la défense des droits de l’Homme, il n’y a pas d’indignation sélective…Nous n’avons aucune intention de revenir sur cette loi, du reste, si cela peut les rassurer», a-t-il lancé à l’endroit  certainement d’individus ou de responsables d’organisations opposés à l’adoption du texte.

De même, estime-t-il, les associations qui font profession de défendre les droits de l’Homme ne doivent pas, pour leur crédibilité, servir de relais, de refuges à des positions partisanes. «C’est ce qui ferait que nous pourrions, en tant qu’Etat, continuer de respecter les positions qui sont exprimées au nom des droits de l’Homme», a assuré le chef du gouvernement. 

Par ailleurs, il a confié entendre souvent des condamnations de principe contre des exactions qui seraient exercées par les forces de sécurité en opération.

Chaque fois que cela a été le cas, le gouvernement, a rappelé son chef, a pris les dispositions, les décisions qui s’imposent de manière conservatoire, et a ouvert les enquêtes qui s’imposent.

«Je voudrais dire qu’il n’est pas juste, il n’est pas vrai de faire croire que l’Etat malien combat telle ou telle communauté. L’Etat malien n’a aucun intérêt à combattre une communauté nationale, nous combattons les groupes terroristes qui, ont intérêt à opposer les communautés les unes aux autres», a martelé Soumeylou Boubèye Maïga.

 Promettant une lutte implacable contre les groupes terroristes, il a néanmoins  annoncé l’ouverture des espaces de dialogue pour tous ceux qui renoncent à la violence.

S’agissant de la préoccupante question foncière, le premier chef de l’administration a indiqué que c’est la multiplicité des acteurs qui prolonge la chaîne de spéculation et de fraude dans ce domaine. Et de réaffirmer que le gouvernement ne tiendra aucun compte du fait accompli, parce qu’ayant  constaté que dans beaucoup de cas, des personnes pensent qu’en réalisant des investissements souvent importants, elles peuvent empêcher les autorités de faire appliquer la loi.  

De plus, a poursuivi M. Maïga, le gouvernement ne se laissera pas freiner dans son élan par la politique du fait accompli.

«C’est pourquoi, je voudrais profiter de cette tribune pour inviter ceux qui pourraient être tentés de continuer de le faire sur d’autres sites, ça ne servira absolument à rien d’investir des ressources de manière inutile», a-t-il averti.

Conséquemment, selon le PM, des sanctions seront prises au sein de l’administration contre ceux qui sont en faute par rapport à ces actions.

Par rapport à la violation de manifester qui est prêtée aux autorités du pays, Soumeylou Boubèye Maïga a rappelé que l’Etat, par l’intermédiaire du gouverneur de Bamako, a pris un Arrêté pour sanctuariser un certain nombre de périmètres à l’intérieur de la ville, conformément à la loi.

«La loi sur l’état d’urgence et l’état de siège indique clairement que l’autorité administrative peut prendre des décisions pour interdire tout cortège, tout défilé sur la voie publique. L’Arrêté que le gouverneur a pris vient compléter les axes qui manquaient pour l’application de la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège», a-t-il argumenté.

Pour M. Maïga, le devoir du gouvernement est de garantir la sécurité du citoyen, de protéger les citoyens et leurs biens et de prendre en conséquence toutes les mesures qui lui paraissent pertinentes, estimant qu’il n’y a aucune violation de quelque droit constitutionnel que ce soit.   

Bembablin

DOUMBIA                



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COUR CONSTITUTIONNELLE : UNE MISSION DE L’OIF REÇUE PAR LE PRÉSIDENT

L'ESSOR - 1 ora 12 min fa

Conduite par Dileita Mohamed Dileita, ancien Premierministre de Djibouti, une mission d’information et de contact de l’Organisationinternationale de la Francophonie (OIF) a successivement  été reçue par le président de la Courconstitutionnelle, Mme Manassa Danioko, et par le président de la Commissionnationale électorale indépendante (CENI) Amadou BA, hier aux sièges respectifs  des deux institutions. Située dans le cadre du suivi de la situation au Mali aprèsla tenue de l’élection du président de la République, la première audience à laCour  constitutionnelle s’est déroulée enprésence du chef de la mission de l’OIF qui était accompagné notamment del’ancien directeur général des élections du Sénégal, Oumar Diop, du consultantexpert en questions politiques, diplomatiques et stratégiques, Christian Pout.

A la CENI, la rencontre avec la mission de l’OIF a été élargieau 1er vice président ainsi qu’à plusieurs responsables de la structure.  A l’issue des deux rencontres, le chef de lamission de l’OIF a indiqué être à la tête d’une mission technique d’informationet d’écoute. «Nous avions participé à l’ensemble du processus électoral pendantles élections présidentielles. Nous avions, avec d’autres misions, supervisél’ensemble du processus. Nous sommes venus ici faire l’état des lieux parrapport à l’après-élection», a-t-il déclaré.

Selon Dileita Mohamed Dileita, il était normal qu’ilspuissent aller rendre visite à au président de la Cour constitutionnelle, pourmieux comprendre la décision qui a été prise par rapport au report des électionslégislatives au mois de juin 2019. Et d’ajouter que «nous sommes ici aussi avecles membres de la  CENI pour voir dansquelle condition,  elle se prépare pourles élections futures».

 Il y a, a poursuiviM. Dileita, un calendrier qui a été lancé au niveau des élections législatives,sénatoriales et référendaires pour voir dans quelle condition la CENI se prépareà faire face à ces échéances. «Nous sommes heureux de voir  que les choses sont en train de se mettre enplace. Nous sommes heureux aussi que la situation qui prévalait avant les électionsprésidentielles a été beaucoup plus calme, que les choses avancent bien, que lepeuple malien est en train d’évoluer positivement. Nous sommes très heureux quela situation ait beaucoup changé», a apprécié le chef de la mission de l’OIF.

Par ailleurs, a-t-il confié, «le président de la Courconstitutionnelle nous a expliqué dans quelle condition elle avait pris la décisiondu report des élections, parce qu’avec les grèves des magistrats les avisqu’elle devait donner, les conditions devaient être réunies, c’est l’une desraisons pour lesquelles elle a donné son avis favorable».


Parlant de la CENI, l’ancien Premier ministre djiboutien a indiqué être en contact permanent avec cette structure. «L’OIF a beaucoup travaillé avec les gens de la CENI. Nous avons assisté la CENI dans le cadre de la formation, dans le cadre de nos missions, ce qui fait que c’est pour nous le premier interlocuteur au Mali», a conclu le chef de la Mission.

Aboubacar Traoré  




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QNET plus proche que jamais de ses représentants Indépendants à travers « l’Expo de la Vie Absolue »

L'ESSOR - 3 ore 38 min fa

La multinationale qui célèbre ses 20 ans cette année vient d’achever une tournée d’« Expo de la vie Absolue » à travers le continent africain.2018 est pour QNET l’année de la proximité avec ses représentants indépendants.

Dirigeants et représentants de QNET à Absolute Living Expo

Organisée chaque année, avec pour but de rapprocher l’entreprise de ses clients et les familiariser avec ses produits et services, l’« Expo» a été placée, cette année sous le signe de la « Vie Absolue », un concept cher à QNET. En effet, ce concept invite chacun à mener une vie équilibrée, qui inclut une approche plus positive et proactive du point de vue de la santé et du bien-être. C’est un savoir être que prône QNET à travers ce concept. Et QNET a mis en place des solutions pour aider à mieux vivre ce concept à travers sa gamme de produits.

Plus de 500 000 personnes ont eu l’opportunité de voir, toucher, tester les produits de hautes qualité de QNET, au Ghana, Togo, Guinée, Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina Faso, Cameroun.

S’exprimant à propos de ces « Expo » 2018, Biram Fall, Directeur Afrique sub-Saharienne de QNET déclare : « Des solutions d’études en ligne telles que qLearn, aux packages de vacances telles que Q-break, en passant par les produits d’énergie tels que le Bio Disc 3 et les suppléments alimentaires tels que EDGE, QNET a pensé à tout pour vous permettre de vivre la « Vie Absolue », concept qui guide nos recherches. Pour nous, trouver une alternative nous permettant de vivre sainement malgré les agressions et les défis de notre environnement – pollution, fragilité de notre système immunitaire, chômage – est notre raison d’être ».

Une dizaine de stands exposant les produits, des dégustations organisées sur place, des démonstrations sur l’utilisation des produits et leurs bienfait sont permis aux participant d’entrer dans l’univers de QNET.

Plus d’innovations vont ravir les Représentants Indépendants et les visiteurs de l’ « Expo « QNET.

QNET, l’une des principales sociétés de vente directe en Asie, proposant une large gamme de produits de santé, de bien-être et de style de vie permettant aux personnes de mieux vivre, a remporté le prix de la société de commerce électronique de l’année RSE au GHACEA, organisée par le Center for CSR, West. Afrique en collaboration avec des agences gouvernementales et des associations professionnelles réputées. Le modèle commercial de QNET a permis de responsabiliser des millions d’entrepreneurs dans plus de 100 pays du monde.

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LE PREMIER MINISTRE REÇOIT UNE DÉLÉGATION DE L’ONG ACFA

L'ESSOR - 4 ore 34 min fa

Le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga a reçu hier, en audience, une délégation de l’ONG «A Child For All» (ACFA), conduite par sa présidente directrice générale, Kadiatou F. Sidibé. A la fin de la rencontre, la présidente directrice générale d’ACFA a confié à la presse qu’elle était  d’abord venue présenter leur organisation au chef du gouvernement. Selon Kadiatou Sidibé, il est tout à fait normal et nécessaire qu’elle fasse savoir aux autorités ce que son association  fait pour les enfants vulnérables du Mali. Elle a  rappelé que l’ONG ACFA, créée aux Etats- Unis en 2008, a ouvert une antenne dans notre capitale en 2010. La présidente de l’ONG a mis à profit cette rencontre avec le Premier ministre pour expliquer les missions de son organisation. «On prend les enfants dans les rues pour leur donner une éducation et les aider à apprendre les métiers, afin qu’ils puissent subvenir, non seulement à leurs propres besoins, mais aussi, pour contribuer au développement socio-économique du Mali», a fait savoir la responsable de l’ONG ACFA.  

Par ailleurs, Kadiatou F. Sidibé  a sollicité l’appui des autorités, indiquant que les enfants vivent actuellement dans un cadre inapproprié à Badalabougou-Sema. Toutefois, Mme Sidibé a révélé que l’Association dispose d’un terrain de deux hectares à Zorokoro dont la construction est en cours. Le chantier est lancé, a t-elle indiqué. L’Association dispose d’une école, d’une clinique et d’une bibliothèque.

Bembablin

DOUMBIA

Primature : DEUX SOUS-SECRETAIRES GENERAUX DES NATIONSUNIES REÇUS PAR LE PREMIER MINISTRE

Le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga a reçu, hier après-midi, le sous-secrétaire général des Nations unies aux opérations de maintien de la paix, Bintou Keita,  accompagné du sous-secrétaire général des Nations unies chargé du bureau d’appui à la consolidation de la paix, Oscar Fernandez-Taranco.

 A sa sortie d’audience, le sous-secrétaire général des Nations unies aux opérations de maintien de la paix a indiqué que le motif le plus important de leur séjour était de rencontrer les autorités nationales et toutes les parties prenantes, y compris la société civile, l’opposition, les parlementaires, les femmes, les jeunes pour écouter comment ils voyaient la mise en œuvre de l’Accord de paix.

Toujours selon Bintou Keita, les échanges avec le chef du gouvernement ont porté sur l’état des lieux de la mise en œuvre des progrès par rapport à l’Accord de paix.

«Nous avons pris la mesure de toute la complexité et des différentes implications et conséquences de la feuille de route du 22 mars  qui, dans un horizon temporel très court, demande à la fois la mise en place des réformes institutionnelles», a-t-elle expliqué. Elle a ajouté que ce document demande aussi à ce que les populations puissent sentir le bénéfice d’activités de développement par rapport particulièrement à la mise en place et l’accès aux services sociaux de base et de voir qu’ils peuvent être inclus, consultés et participer effectivement à leur environnement, au niveau local et même national.

Par ailleurs, elle s’est dite satisfaite des progrès réalisés  par le gouvernement sur plusieurs aspects dans la mise en œuvre de l’Accord. Il s’agit, a détaillé Bintou Kéita, en particulier de l’accélération du DDR avec la mise en place du mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et des intentions de discussion de la réforme constitutionnelle.

«Nous avons vu les parlementaires qui nous ont parlé de la loi d’entente nationale qui est sur leur bureau, et nous pensons que tout cela va contribuer à montrer que le Mali est bien dans la bonne direction de progrès», a-t-elle apprecié.

Quant au sous-secrétaire général des Nations unies chargé du bureau d’appui à la consolidation de la paix, il a confié avoir eu avec le Premier ministre un aperçu de tous les défis auxquels les Maliens sont confrontés pour restaurer la stabilité, la sécurité, et pour pouvoir donner un appui très important dans l’effort de développement dans les différentes régions du pays.

M. Taranco a ensuite rappelé que les Nations unies ont beaucoup appuyé notre pays dans les domaines de la consolidation de la paix, de la cohésion sociale, du dialogue, du soutien aux collectivités. S’y ajoutent, selon le diplomate onusien, plusieurs actions de développement.

«Notre contribution, ces derniers trois ou quatre années a été à hauteur de 30 millions de dollars, et on est en train de considérer justement une reprogrammation qui visera à appuyer les objectifs prioritaires du Plan national de développement. Mais aussi à accompagner les efforts de la Minusma et de l’ensemble des agences du système des Nations unies à travailler avec les services publics, la société civile, les groupements de femmes et les jeunes», a-t-il conclu.   

Amadou

GUEGUERE

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Journée mondiale de lutte contre le VIH Sida : LES FORCES ARMÉES MALIENNES ET LEURS DÉPENDANTS DÉPISTÉS

L'ESSOR - 4 ore 42 min fa

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIHSida, le ministère de la Défense et des anciens Combattants, en collaboration avec l’Etat-major des Armées, a lancé hier sur la place d’armes du génie militaire, une campagne de sensibilisation et de dépistage des forces armées maliennes et de leurs dépendants. La cérémonie s’est déroulée en présence du généralDahirou Dembélé, représentant du ministre de la Défense et des anciensCombattants, du Secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre leSida (HCNLS), Pr. Moussa Maïga et du représentant de la coordinatrice résidentedu système des Nations unies au Mali, Kacou Assoukpé.

Le thème de cette année : « connais ton statut » s’inscrit, a expliqué le général Dahirou Dembélé, dans le cadre de l’accélération du processus d’interruption de la chaine de transmission du VIH et l’élimination de la maladie d’ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable. L’atteinte de cet objectif, pour le général Dembélé, ne sera possible sans l’accès universel à la prévention, au traitement et au soutien aux groupes à risque dont les forces armées et de sécurité.

Selon le rapport de l’ONUSIDA, publié en juillet dernier,environ 36,9 millions de personnes ont vécu avec le VIH en 2017 et 940. 000individus sont morts des maladies liées au VIH dans le monde. En ce qui concerne notre pays, a annoncé le général Dembelé, avec un taux de prévalence de 1,1%, le nombre de personnes infectées par le VIH est estimé à environ100.000 individus.

Le général Dahirou Dembélé a rappelé au public, les quatre orientations du plan sectoriel du ministère de la Défense et des anciens Combattants à savoir la prévention de la transmission du VIH, la prise en charge globale des personnes infectées ou affectées, la surveillance, l’étude et la recherche.

Quant au Secrétaire exécutif du HCNLS, il a proposé, en collaboration avec l’armée, la création d’un programme dénommé « Femme et VIH en temps de paix et Femme et VIH en temps de conflit ». Ce plan, a expliqué Pr. Moussa Maiga, consistera à former des contingents de femmes militaires capables de réagir et de supporter les autres femmes en besoin d’assistance.

Il a fait allusion notamment aux femmes du Nord qui, selon lui, ont urgemment besoin d’assistance. Le programme en question, d’après lui, réunira les professionnels de la santé et des autres corps de métier de l’armée (le génie, l’infanterie, la logistique, l’aviation…), a détaillé Pr. Maiga.  « Tous ces corps travailleront ensemble pour soutenir les femmes victimes de violences sexuelles, physiques… », a précisé Pr. Maiga.   

Le représentant de la coordinatrice du système des Nations unies au Mali dira à son tour, qu’il est de la responsabilité de tous, à ce que d’ici 2030, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique. Une vision qui, selon Kacou Assoukpé, ne saurait être atteinte sans la mobilisation de toutes les couches de la société, plus particulièrement les femmes et les jeunes. 

Enfin, Noumousso Mariko de l’association féminine d’aide et de soutien aux veuves et aux orphelins du Sida a apporté des témoignages vivants. Elle a expliqué qu’elle a appris son statut sérologique depuis juin 1998. Aujourd’hui, elle est conseillère en psycho-social des personnes vivant avec le Sida. Selon elle, tous ses enfants sont séronégatifs. Histoire de dire qu’être séropositif ne signifie pas la fin de la vie.

Amadou B. MAÏGA

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Genre : LA BANQUE MONDIALE PRÉCONISE LA MISE EN PLACE DE POLITIQUES PUBLIQUES

L'ESSOR - 4 ore 53 min fa

La Banque mondiale a procédé, lundi dernier, à la présentation de son 6ème rapport semestriel, intitulé «le bilan économique AFCW3, réduire les inégalités de genre», consacré exclusivement à la Guinée, au Mali, au Niger et au Tchad. Ledit rapport a été simultanément présenté en vidéo conférence dans les capitales des pays concernés.

Avec une croissance estimée à 5,9 % en Guinée, 5,1% au Mali, 4,9 % au Niger et 3 % au Tchad en 2018, les perspectives économiques de la 6ème édition du bilan économique AFCW3 présenté par la Banque mondiale, sont positives à moyen terme, malgré des risques sécuritaires, climatiques et sociaux.

Le rapport analyse en particulier les principales tendances de la dette publique qui a augmenté depuis 2010, du fait de la faiblesse des politiques macro-budgétaires, de l’accès à de nouvelles sources de financement et des chocs externes.

 Le rapport régional publié récemment sur le même thème, aborde essentiellement les conséquences économiques et sociales des inégalités hommes-femmes dans ces pays, en particulier celles qui découlent du mariage précoce des filles et de leur décrochage scolaire.

Selon ce rapport, au Niger, plus de trois filles sur quatre sont mariées avant d’atteindre les 18 ans. Au Tchad, la proportion est de plus des deux tiers. Au Mali et en Guinée, elle est de plus de la moitié.

Or, ces pays affichent également les taux d’achèvement d’études secondaires parmi les plus faibles au monde pour les filles, avec seulement une fille sur dix qui achève ses études secondaires, alors qu’elles ont réalisé des progrès importants au primaire avec une augmentation du taux d’achèvement de 22,4%.

Le rapport note que même si d’autres facteurs, tels que le coût de la scolarité ou l’éloignement géographique des écoles, peuvent expliquer ce phénomène, les normes sociales sur le rôle des filles et le mariage précoce sont une cause

importante.

Lorsqu’une adolescente doit quitter les bancs de l’école pour se marier, son faible niveau d’instruction aura des conséquences importantes tout au long de sa vie, notamment sur ses revenus et sur l’instruction de ses enfants. Elle court également des risques accrus pour sa santé et celle de ses enfants du fait des conséquences de grossesses précoces et répétées. En Guinée, au Mali et au Niger, le rapport relève que les enfants nés de mères âgées de moins de 18 ans risquent davantage de mourir avant l’âge de cinq ans et de souffrir d’un retard de croissance.

«Les inégalités d’instruction entre les filles et les garçons et les problèmes de santé associés à la pratique du mariage précoce constituent un obstacle majeur au développement du capital humain», a expliqué Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le Niger, le Tchad et la Guinée.

«Du manque à gagner sur les revenus potentiels de ces jeunes filles, on estime que la réduction des mariages d’enfants pourrait générer près de 1,5 milliard de dollars par an au Mali et 1,7 milliard de dollars au Niger d’ici 2030, notamment grâce à la baisse des taux de fécondité et de croissance démographique»,  indique le rapport

Selon l’étude, l’adolescence est donc une période cruciale au cours de laquelle ces quatre pays doivent mettre en place des politiques publiques complémentaires pour que les filles restent à l’école.

 En présentant des initiatives réussies dans d’autres pays, le rapport préconise davantage de réformes pour faire évoluer les normes sociales et des incitations économiques pour les parents, telles qu’une scolarité plus abordable ou des bourses d’études pour leurs filles. Il insiste également sur l’importance de réduire les trajets dans les zones rurales et d’installer des infrastructures d’eau et d’assainissement dans les écoles.

Enfin, au niveau des communautés, l’implication des hommes, des femmes et des dirigeants communautaires est indispensable pour la réduction des disparités de genre.

Amadou

GUÉGUÉRÉ

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Santé de la reproduction et la planification familiale : UN PLAIDOYER DE LA JEUNESSE

L'ESSOR - 4 ore 56 min fa

La coalition des organisations de la société civile (OSC) du Mali organise depuis 2015 le forum des jeunes sur la santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF) avec l’appui financier des partenaires techniques et financiers ainsi que tous les intervenants en matière de santé de la reproduction et de la planification familiale au Mali. Pour cette année, les OSC tiennent depuis hier, la 4ème édition dudit forum à l’hôtel Maeva Palace, sous le thème : «Jeunes et planification familiale : Quelles innovations pour la capture du dividende démographique ?». Les participants étaient composés majoritairement de jeunes venus de toutes les régions du Mali et du District de Bamako. Ils sont issus des associations et organisations de jeunesse en SR/PF, des structures prenant en charge des jeunes y compris les plus vulnérables, les jeunes handicapées, les aides ménagères et les jeunes du secteur informel.

La cérémonie d’ouverture était coprésidée par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta et son homologue de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diakité Aissata Traoré. Etaient également présents, le représentant du président des OSC du Mali, Souleymane Dolo et des représentants des organisations nationales et internationales.

En effet, le forum qui prend fin aujourd’hui, a été l’occasion pour les jeunes de partager leurs expériences, d’analyser les instruments juridiques en matière de SR/PF, d’identifier leurs forces et faiblesses par rapport aux besoins spécifiques des adolescents et des jeunes afin de proposer des recommandations idoines prenant en compte leurs aspirations.

Prenant la parole en premier, la ministre de la promotion de la Femme de l’Enfant et de  la Famille a rappelé que les expériences vécues pendant l’adolescence affectent énormément les futures vies d’adultes des garçons et des filles, d’où la nécessité pour elle, de mener des interventions et des actions ciblées en cette ère du numérique et d’améliorer considérablement et durablement la santé et le statut socio-économique des futurs adultes. Cette édition de 2018 a mis l’accent sur la capture du dividende démographique chez les jeunes et surtout chez les jeunes filles. Pour ce faire, la ministre a indiqué qu’elle doit se focaliser sur le rôle combien inestimable de la jeune fille dans l’atteinte du dividende démographique.

Elle a terminé son intervention sur une invite des jeunes à formuler des propositions innovantes et adaptées au contexte socio-politique, et susceptibles d’impulser de nouvelles dynamiques aux actions de développement de la santé sexuelle des adolescents et des jeunes dans le pays.

 Pour sa part, le ministre Koïta a indiqué que dans un pays avec une population constituée à 70% de jeunes, la santé de la reproduction des jeunes est au cœur  des enjeux politiques, économiques et sociaux, qui animent selon lui, le Mali pour son développement durable.

En effet, dit-il, selon les résultats de l’EDSM 5, les adolescents de 15 à 19 ans contribuent à 14% à la fécondité globale, 12% à la fécondité totale du milieu urbain, 15% celle en milieu rural. L’indice de fécondité est de 6,1. «Au Mali, 9,9% des femmes utilisent la contraception» a-t-il indiqué. Il a ajouté que par rapport aux  besoins en planification familiale non satisfaits,  23,3% des jeunes filles de 15-19 ans mariées ou en union, utilisent un moyen de contraception.

«Les facteurs socio-culturels influant sur l’état de santé des jeunes et des adolescents sont multiples» a révélé le chef du département de la jeunesse. Il a noté que la problématique liée à la santé des jeunes au Mali est très complexe et nécessite des efforts conjugués de tous. C’est pour cela, a t-il précisé, que des efforts immenses sont consentis par le gouvernement du Mali à travers l’appui de ses partenaires qui oeuvrent au quotidien pour améliorer l’accès et l’utilisation des produits et services de santé de la reproduction à la population et plus spécifiquement aux jeunes.

La cérémonie a été riche en messages de sensibilisation des jeunes sur la santé de la reproduction et la planification familiale à travers des prestations d’artistes rappeurs et du Slam.

Mohamed Z.

DIAWARA

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Office de Développement rural de Sélingué : LA RELECTURE DU CAHIER DE CHARGE RECOMMANDÉE

L'ESSOR - 5 ore 3 min fa

La 2ème réunion du comité de suivi du contrat-plan 2017-2019 de l’Office de Développement rural de Sélingué (ODRS) s’est tenue lundi dernier à Sélingué dans la salle de conférence dudit office. C’était en présence du directeur général Hamidou Coulibaly, du président du comité de suivi du contrat-plan Soussourou Dembélé et des administrateurs

L’ODRS a pour objectif global de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. De façon spécifique, il vise le renforcement des capacités en vue de faire face à l’ensemble des activités et  défis de développement du secteur agricole dans sa zone d’intervention, la modernisation du monde agricole et rural par la mobilisation des investissements dans les facteurs fondamentaux, l’augmentation de la production et de la productivité des différentes filières agricoles entre autres. La session a permis l’examen du rapport d’exécution des engagements des parties prenantes au titre de la deuxième année.  Selon le président  du comité de suivi du contrat-plan Soussourou Dembélé,  les activités programmées ont été exécutées dans des conditions caractérisées par une faible réalisation d’infrastructure socio-économique de base, une situation alimentaire relativement difficile suite à une campagne agricole 2017/2018 moyenne dans toutes les zones de production et la suspension de la campagne de contre-saison à Sélingué due aux travaux de réhabilitation. Sur le plan technique les conditions d’exécution des travaux ont été caractérisées par un faible niveau d’équipement des producteurs, des difficultés d’irrigation dans les périmètres de Sélingué et de Maninkoura (imputables à la vétusté des réseaux d’irrigation et des inondations pendant la période de grande crue), le non-respect du calendrier agricole  suite à l’apparition des foyers de fièvre aphteuse, aux difficultés d’irrigation et de drainage, l’installation tardive des pluies.

En ce qui concerne le plan agro climatique, la pluviométrie a été caractérisée par un retard dans son installation, puis une stabilisation par une bonne répartition dans le temps et dans l’espace. Quant à la situation phytosanitaire, elle a été marquée par des cas de viroses, de cécidomyie sur le riz en maîtrise totale et des chenilles légionnaires sur le maïs. Malgré ces constats, il a été enregistré, a en croire le président du comité de suivi du contrat-plan, « une augmentation des réalisations en termes de superficies qui sont passées de 17 455 à 17 733 ha, soit une progression de 1,59% pour les cultures sèches ». Sur le plan de la maintenance des aménagements et du renforcement des capacités des agents et producteurs, l’on peut retenir, selon Soussourou Dembélé, l’entretien de 23 082 mètres linéaires du réseau primaire d’irrigation,  34 624 mètres du réseau linéaires de drains primaires, 28 067 mètres linéaires de drains  secondaires  et la formation dans différents domaines de 716 producteurs (dont 313 femmes) et 99 agents. 

La zone d’intervention de l’ODRS couvre une superficie de 440.000 ha, s’étendant de la frontière guinéenne à la confluence du Sankarani et du Niger à Kourouba. Sur le plan administratif, elle s’étend  sur deux régions : Koulikoro et Sikasso et sur 4 cercles : Kati, Kangaba, Yanfolila, Bougouni. Elle couvre les plaines du Ballé et du Sankarani en amont du barrage de Sélingué, la vallée du Sankarani et ses plaines inondables aménagées et le bassin versant du Sankarani et du Balé.

Au terme de la session, des recommandations ont été formulées par les administrateurs de l’ODRS. Elles portent sur 3 points : les engagements non réalisés au titre des 2 premières années du contrat-plan, la relecture du cahier des charges et la tenue régulière des sessions du comité de suivi du contrat-plan et du conseil d’administration.

Khalifa DIAKITE

Envoyé spécial

Categorie: Mali

Koulikoro : LANCEMENT DU 10è CAMP NATIONAL DES VOLONTAIRES DE LA CROIX ROUGE MALIENNE

L'ESSOR - 5 ore 8 min fa

Le centre de formation continue de l’IPR/IFRA de Katibougou abrite, depuis lundi, la 10è édition du Camp national des volontaires de la Croix Rouge malienne.

L’ouverture de cette édition était présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Binogo Ouologuem, en présence du président de la société nationale, Dr Abdrahamane Cissé,

Initié depuis 2009 par la Croix  Rouge malienne, dans le cadre de la motivation des volontaires, le Camp national est devenu aujourd’hui un espace de choix pour rencontrer les volontaires et   célébrer le volontariat. L’édition de cette année a comme thème « renforcer les capacités des volontaires pour faire plus, faire mieux et aller loin » dans le cadre de la mobilisation pour combattre les souffrances humaines.

Entre autres objectifs ce camp vise à renforcer le cadre national de partage d’expériences, de liens de coopération, d’amitié  et d’actions entre les volontaires et la Croix Rouge malienne. Il permet aussi aux participants, surtout les nouveaux volontaires, de s’informer au mieux sur le Mouvement de la Croix Rouge en général et de la Croix Rouge malienne en particulier, de renforcer les connaissances et aptitudes des volontaires, afin qu’ils répondent au mieux aux exigences de leur mission, de contribuer à une meilleure visibilité de la Croix Rouge malienne.

« Le 10è camp national devra contribuer à renforcer la mise en œuvre des engagements déjà pris par la société nationale », a dit son président Abdrahamane Cissé. Il s’agit, notamment, de la priorité à accorder à la prévention et au contrôle des maladies infectieuses, à la promotion de la lutte contre les fléaux du VIH, du paludisme et autres maladies contagieuses, du développement continu du leadership de la jeunesse, du respect de la diversité, de la promotion des valeurs humanitaires et de la culture de la non violence et de la Paix, en luttant contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’intolérance.

« Nous avons besoin de Paix et de Développement. Et, le rôle du volontaire est incontournable sur ces chantiers », a fait remarquer le conseiller du gouverneur Binogo Ouologuem. Il a également fait l’éloge du volontaire qui se sacrifie et sait s’adapter à toutes les situations, avant de conseiller aux volontaires que ce camp ne soit pas seulement un espace de loisirs mais, aussi et surtout, une école dont il faut profiter.

Quant au président du Comité régional de la Croix Rouge de Koulikoro, Mamadou Djiguiba, il a souhaité que la Croix Rouge Malienne s’engage davantage pour défendre, auprès des pouvoirs publics, les causes humanitaires et sociales pour lesquelles l’association agit au quotidien au service de ses bénéficiaires.

Les activités de cette 10è édition du Camp national, qui prennent fin vendredi, comportent des exposés et conférences-débats autour des activités des projets et programmes de la Croix Rouge malienne et de thèmes spécifiques abordant le Mouvement de la Croix Rouge, des prestations culturelles, des jeux-concours, des projections de films, des remises de prix honorifiques individuels et collectifs.

Des représentants du maire, des croix rouges belge et canadienne à travers des projets, du Comité international de la Croix rouge (CICR), les membres du comité directeur et du comité régional de la Croix Rouge et les volontaires venus de toutes les régions du Mali, on pris part à l’évènement.

Amadou MAÏGA

AMAP-Koulikoro

Categorie: Mali